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Le vote du 26 mai ’est un vote qui nous interroge tous. D'abord parce qu’il a plus porté sur la politique nationale que sur l’Europe et traduit le profond malaise que vivent nos concitoyens a l’égard de la vie publique et du fonctionnement de notre démocratie. Ils ont le sentiment de n’être ni écoutes ni entendus par les responsables politiques qui ne tiennent pas compte de leurs préoccupations. Et c’est pourquoi ils posent la question de la représentation et du fonctionnement de notre émocratie.

Ensuite, il y a  une excellente nouvelle avec la prise en compte de l’écologie et de l’urgence climatique qui s’imposent aujourd’hui sous la pression de nos concitoyens. Mais la plus grande vigilance est nécessaire :

  • parce qu’il y a urgence pour la planète et qu’il ne peut être question d’un effet de mode. Il faut incontestablement changer de braquet. Il faut accepter de changer de mode de vie et de mode de développement. Et ce n’est pas rien.
  • Mais aussi parce qu’ il ne peut être question d’écologie sans justice sociale. Les transformations nécessaires quant à l’énergie, au logement, aux transports doivent permette des gains de pouvoir d’achat pour les plus modestes. De même les « biens communs » de l’humanité (eau, énergie, terres....) ne sauraient être réservés à l’usage de certains ou préemptes par des intérêts financiers mais doivent être gérés au bénéfice du plus grand nombre et dans l’intérêt des générations à venir.

Enfin la gauche doit s’interroger sur la pertinence de ce qu’elle a proposé à nos concitoyens à l’occasion de ces élections c’est à dire une multitude de listes dont une partie d’entre elles ne pourront malheureusement être représentées au Parlement Européen, ce qui est regrettable.

La question de la projection sur d’autres scrutins à venir me semple pour le moins hasardeuse s’agissant des élections locales . Ce n’est pas la même élection. De ne sont pas les mêmes enjeux. Ce n’est pas le même niveau de participation. Une élection municipale ne relève pas du débat politique national. Mais il s’agit de se prononcer sur un projet et une équipe qui dans une perspective d’intérêt général, répondent aux préoccupations du territoire et de ses habitants.

Clotilde VALTER