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Chères Lexoviennes, Chers Lexoviens,

Vous tous qui aimez et faites vivre notre ville,

Les 15 et 22 mars 2020, nous aurons la responsabilité de désigner une nouvelle équipe municipale. Cette échéance est importante car il en va de l’avenir de LISIEUX.

Notre ville et notre territoire ont des atouts incontestables : une ville à taille humaine au centre de la Normandie et une jeunesse qui est notre richesse. Mais nous sommes confrontés à des enjeux majeurs, l’urgence écologique, les mutations technologiques très rapides, alors même que LISIEUX connaît depuis longtemps une crise sociale qui perdure et que trop d’habitants souffrent d’un chômage très élevé et de l’absence de perspectives individuelles et collectives.

Dans ce contexte difficile, il faut fédérer les énergies et rassembler pour construire dans l’intérêt général.

Ce n’est pas ce qui se dessine et c’est ce qui m’inquiète. En effet, pour agir et être efficace, il faut changer de méthode et d’état d’esprit. Créer les conditions d’une vie publique apaisée, marquée par la tolérance, le respect et la volonté d’avancer ensemble. Donner du sens à notre vie collective et construire un projet qui respecte chacun et ouvre des perspectives nouvelles :

- pour mieux vivre ensemble dans une ville durable, dynamique et solidaire,

- pour permettre à chacun de participer, donner le meilleur de lui-même et réussir sa vie dans sa ville,

- pour que LISIEUX puisse rebondir et trouver sa place au cœur de la Normandie.

Aujourd’hui, je ne peux accepter sans réagir de voir notre ville s’affaiblir jour après jour et je prends la responsabilité de vous proposer une vraie équipe et un chemin.

Pour réussir, je compte sur vous tous car LISIEUX a besoin, pour se transformer, de la mobilisation de ses habitants et de ses forces vives, des institutions publiques, acteurs économiques, associatifs, culturels, sportifs….

C’est pourquoi, au cours des prochaines semaines, je vous propose de nous retrouver dans des « ateliers citoyens » pour dire vos attentes et dialoguer avec notre équipe :

  • le samedi 12 octobre : «  Lisieux-Demain»
  • le samedi 9 novembre : « Lisieux - Ses habitants»
  • le samedi 23 novembre : « Lisieux - Urgence écologique »
  • le samedi 7 décembre : « Lisieux - Rebondir » 

Vous pouvez vous inscrire, adresser vos suggestions et contributions ou poser des questions à l’adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par téléphone  (02 31 32 98 13).

Toujours à vos côtés 

Clotilde VALTER

 

Hommage ce jour à Jeannine LOUIS qui fut élue puis Maire de Livarot  et qui a consacré sa vie aux autres : ses élèves, ses concitoyens ainsi que plusieurs associations qui accompagnent celles et ceux qui ont le plus besoin d’attention, de protection, de solidarité et d’humanité. Un exemple d’engagement républicain, une référence pour toutes et toutes. Pensées émues à son époux et à toute sa famille.

 

En Normandie, élu.es pour le climat

En 2020, faire du climat la priorité de l’action de nos territoires

« Le temps presse. La science est formelle, il faut agir vite et fort. Le climat se dérègle, et nous assistons impuissants aux premières manifestations concrètes de ce dérèglement à d’autres bouts du monde ou tout près de chez nous… Dans le même moment, nous constatons un effondrement inédit de la diversité biologique, des dommages colossaux aux systèmes vivants. Les conditions même de la vie sur Terre – et les conditions ordinaires de notre vie commune, stable et pacifiée, sont abîmées.

 Elu.es et militant.es de nos territoires, acteurs de la vie et du développement local, nous sommes comme tout le monde, ébranlés par ces informations vertigineuses mais nous ne voulons surtout pas nous résoudre à ne rien faire, à laisser à d’autres, plus loin ou plus tard, l’obligation d’engager les changements qui doivent l’être.

 Nous savons que certains dérèglements sont déjà engagés, irréversiblement. Si la planète se réchauffe de 2 à 3 degrés, ce qui semble hélas une hypothèse réaliste, cela signifiera en Normandie des évènements climatiques extrêmes plus nombreux, des épisodes de canicule plus fréquents et plus longs, un recul accéléré du trait de côte… Des phénomènes dramatiques qui auront une consistance concrète dans la vie de nos concitoyens. Faute d’avoir su les anticiper, il faudra nous adapter à ces phénomènes et modifier en conséquence notre organisation sociale.

 Le Giec a établi, fin 2018, qu’il fallait viser la limitation du réchauffement à + 1,5 degré pour conjurer le risque de l’emballement et la perte totale de contrôle. Il a en même temps précisé que cet objectif restait atteignable, sous la condition de prendre sans délai les décisions, d’engager les actions susceptibles de changer la donne, avant la fin de la prochaine décennie.

 Le renouvellement des équipes municipales et des gouvernances intercommunales dans quelques mois, revêtira dans ce contexte une particulière importance, car c’est aussi à l’échelon local que nous pouvons changer les choses, avec la participation éclairée des citoyens.

 Préparer nos territoires à la réalité des dérèglements climatiques et des changements écologiques ; modifier nos habitudes de vie, de déplacements, de production et de consommation, l’architecture de nos villes ; relocaliser nos bassins d’emploi et de services ; protéger les plus pauvres et les plus vulnérables, tout cela exigera beaucoup de temps et d’efforts et comptera une bonne part de remises en question, de doutes, d’essais, d’échecs et de nouveaux essais. Mais tout ceci devra être entrepris lors de la prochaine mandature.

Plusieurs d’entre nous seront candidat.es, l’an prochain, aux élections municipales. d’autres participeront en soutien à la campagne électorale simplement pour faire avancer le débat et faire des propositions.

 Nous prenons ici l’engagement solennel de considérer, si nous sommes élu.es, le climat et plus largement les limites écologiques comme le déterminant premier de notre action publique, impliquant une révision profonde de notre manière de penser le « développement économique ». Car si nous ne changeons pas nos manières de voir, nous continuerons de produire plus de problèmes que de solutions. Persister à penser que l’emploi et la prospérité viendront de plus de routes, plus d’aéroports, plus de consommations d’énergie, plus de chimie en agriculture, c’est se tromper d’époque. En continuant comme ça, nous n’aurons ni les emplois ni la prospérité, et en plus nous aurons aggravé les risques qui nous menacent. Il est temps de dire stop et de changer vraiment.

 Dans la perspective des choix de gouvernance intercommunale, et même si nous savons évidemment que tout ne sera pas possible à la seule échelle de nos territoires, nous nous engageons également à favoriser des orientations visant à la transition écologique de nos territoires et l’élection, dans les conseils communautaires, de candidat.es réellement porteurs.ses de ces orientations.

 Nous voulons des élu.es pour le climat, nous serons des élu.es pour le climat !

 Les années qui viennent bousculeront sans doute beaucoup de nos certitudes. Si nous ne mesurons pas encore toute l’étendue des transformations à mettre en œuvre, nous savons néanmoins qu’elles seront immenses. Nous ne savons pas tout, mais déjà nous savons que certaines choses que nous tenons aujourd’hui pour impératives ou évidentes ne le seront peut-être plus d’ici cinq ans, dix ans, parfois moins. Certaines de nos certitudes d’hier déjà sont tombées et ce n’est pas un drame. Si nous voulons réussir la transition écologique, nous savons aussi qu’il n’est pas souhaitable de s’accrocher à ce qui était possible hier, mais ne le sera plus dans un monde qui sera différent.

 L’enjeu climatique et écologique est le plus grand impératif devant nous. Les autres combats, notamment celui essentiel de la construction d’une société plus humaine et plus solidaire, n’ont aucun sens si celui-là est perdu.

 Notre engagement est résolu, déterminé et libre : au-delà de nos désaccords ponctuels, de nos préférences partisanes diverses, nous nous accordons sur l’essentiel : nous ferons en sorte, dans notre tâche et nos missions d’élu.es au service des territoires, d’être les artisans humbles, modestes mais solides de la transition écologique, en plaçant l’enjeu à la bonne hauteur : la première priorité, constitutive de toutes les autres. »

Le vote du 26 mai ’est un vote qui nous interroge tous. D'abord parce qu’il a plus porté sur la politique nationale que sur l’Europe et traduit le profond malaise que vivent nos concitoyens a l’égard de la vie publique et du fonctionnement de notre démocratie. Ils ont le sentiment de n’être ni écoutes ni entendus par les responsables politiques qui ne tiennent pas compte de leurs préoccupations. Et c’est pourquoi ils posent la question de la représentation et du fonctionnement de notre émocratie.

Ensuite, il y a  une excellente nouvelle avec la prise en compte de l’écologie et de l’urgence climatique qui s’imposent aujourd’hui sous la pression de nos concitoyens. Mais la plus grande vigilance est nécessaire :

  • parce qu’il y a urgence pour la planète et qu’il ne peut être question d’un effet de mode. Il faut incontestablement changer de braquet. Il faut accepter de changer de mode de vie et de mode de développement. Et ce n’est pas rien.
  • Mais aussi parce qu’ il ne peut être question d’écologie sans justice sociale. Les transformations nécessaires quant à l’énergie, au logement, aux transports doivent permette des gains de pouvoir d’achat pour les plus modestes. De même les « biens communs » de l’humanité (eau, énergie, terres....) ne sauraient être réservés à l’usage de certains ou préemptes par des intérêts financiers mais doivent être gérés au bénéfice du plus grand nombre et dans l’intérêt des générations à venir.

Enfin la gauche doit s’interroger sur la pertinence de ce qu’elle a proposé à nos concitoyens à l’occasion de ces élections c’est à dire une multitude de listes dont une partie d’entre elles ne pourront malheureusement être représentées au Parlement Européen, ce qui est regrettable.

La question de la projection sur d’autres scrutins à venir me semple pour le moins hasardeuse s’agissant des élections locales . Ce n’est pas la même élection. De ne sont pas les mêmes enjeux. Ce n’est pas le même niveau de participation. Une élection municipale ne relève pas du débat politique national. Mais il s’agit de se prononcer sur un projet et une équipe qui dans une perspective d’intérêt général, répondent aux préoccupations du territoire et de ses habitants.

Clotilde VALTER 

Tous vigies de notre République !

Imperceptiblement mais sûrement des bornes ont été franchies ces derniers mois.

Mise en cause frontale et déterminée des institutions. Violations des principes fondamentaux de notre République S’il fallait encore argumenter les chiffres de l’accroissement sans précédent du nombre des actes antisémites, -augmentation de 74% au cours de l’année 2018- suffit à lui seul à donner l’alarme.